Lépiote à crête, Lépiote crêtée

Publié dans Lepiota

Lépiote à crête, Lépiote crêtée

Lepiota cristata

Chapeau: 2-5cm, conique, peu charnu, plus ou moins mamelonné, et présentant une calotte centrale lisse qui varie de brun roux à l'ocre roussâtre clair. Sa cuticule est satinée, fragile et elle se fissure en écailles de plus en plus dispersées à mesure qu'on s'approche de la marge et qui ont la même couleur que la calotte, légèrement plus clair. La marge est festonnée d'une frange blanche
Lames: libres, blanches puis crèmes, assez serrées, finement crénelées, érodées sur l'arête
Pied: avec anneau bien présent, presque membraneux, en forme de gaine, s'évasant vers le haut assez fragile et fugace et disparaissant avec l'âge. Pied court, fragile, creux, grêle, fibrilleux, blanc avec une teinte de rose foncé vers le bas. Il peut se teinter de fauve ou se tache de roussâtre en bas (surtout au froissement) mais le haut du pied reste clair
Chair: svelte, de couleur blanche et ne change pas de couleur à la cassure
Odeur: désagréable, mélange d'ail et de radis ou de caoutchouc, mêlée de relents fruités
Saveur: amère et légèrement aigre, un peu chimique
Habitat: juin-novembre, orties, lisières de bois, jardins, parcs, taillis divers, feuillus mêlés, parfois conifères
Confusion: Lépiote à spores ventrues (Lepiota ventriosospora), Lépiote en bouclier (Lepiota clypeolaria) - ainsi que Lépiote helvéolée, Lépiote de Josserand, Lépiote brun rose, rares en Suisse romande mais potentiellement mortelles -

Consommabilité: toxique (Toxique)

Remarque: assez variable de forme et de taille. Toutes les petites lépiotes ne sont pas comestibles, voire même mortelles

Toxicité: syndrôme: phalloïdien (poison: Phallotoxine, phallolysine, amatoxine); symptômes: Phase de latence: 10-35 heures, puis phase d'attaque digestive: les premiers symptômes provoquent des nausées, des vomissements violents, des diarrhées, des douleurs abdominales. Le danger de cette première phase est la déshydratation et l'hypovolémie (le manque de sang) voire même une insuffisance rénale. Phase de rémission: les symptômes précédents régressent entre la 36ème et la 48ème heure. Finalement phase d'atteinte hépatique: il s'agit d'une atteinte grave du foie (hépatite). Cette phase aboutit soit vers la guérison en 4 à 8 semaines, soit vers le décès dès le 6e jour, plus généralement dans la deuxième semaine.; remarques: Dose létale, 0.1mg/kg, soit 7mg pour un individu de 70kg, ce que peut contenir un seul spécimen d'amanite phalloïde ou 50g de ce champignon frais. Longue incubation silencieuse de 6 à 48 heures. L'atteinte est hépatique et rénale. Le décès a lieu dans les 5 à 6 jours par asphyxie ou par syncope. Dans les années 60-65, la mortalité était de 30 à 50%. Elle est encore de 15 à 20% actuellement, après hospitalisation. Les principales espèces responsables sont les amanites phalloïdes, verna, virosa, les petites lépiotes helveola, brunneoincarnata, castanea ainsi que galerina marginata, galerina autumnalis et conocybe filaris.

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Pas de volve > Pied central > Lamelles minces ou à consistance non cireuse > Lamelles libres > Chapeau sec, fibrilleux ou écailleux > Pied moins de 15 cm > Chapeau non farineux > Lepiota

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