Amanita

AmanitaVoir Amanita en 3D (le chargement peut prendre un peu de temps et nécessite un navigateur supportant HTML5 et OpenGL)Famille: Amanitacea
Genre: Amanita
Chapeau: avec ou sans reste de voile, facilement séparable du pied, marge lisse ou cannelée
Lames: adnées, blanches, inégales, rarement jaunes (amanite oronge), trame régulière, certaines ont une odeur caractéristique
Pied: épais, fibreux, bulbeux, cylindrique, souvent avec anneau membraneux ou floconneux, volve souvent présente (parfois souterraine, en forme de sac ou formant un bourrelet à la limite du bulbe)
Remarque: plusieurs espèces très toxiques

Par leur taille, leur port élancé et élégant, leurs fréquentes volves, anneau et restes de voile sur le chapeau, les amanites sont des champignons faciles à distinguer des autres espèces.
Espèces forestières, liées aux arbres avec lesquels elles forment des mycorhizes; moyennes, charnues et putrécibles,

Amanite citrine

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Amanite citrine

Amanita citrina var. alba

Chapeau: 4-10cm, d'abord globuleux à convexe puis étalé, non strié, jaune pâle, jaune citron, vert-jaunâtre ou parfois totalement blanc, avec parfois un fond violacé. Cuticule humide, luisante, facilement séparable, revêtue de larges plaques membraneuses (débris de la volve), blanchâtres puis brunissantes dans l'âge
Lames: serrées, libres, de 6 à 8 mm de hauteur, blanches, avec nombreuses lamellules
Pied: large anneau, ample, pendant, persistant, brunissant au contact, strié sur le dessus. Pied cylindrique, élancé, séparable, blanc à jaune pâle, plein puis creux, dilaté à la base en un gros bulbe marginé, avec parfois les restes de la volve enveloppant le bulbe, strié au-dessus de l'anneau
Chair: épaisse, ferme, blanche
Odeur: prononcée rappelant la pomme de terre crue ou la rave
Saveur: douce puis amère, de pomme de terre crue ou rave
Habitat: juillet-octobre, se rencontre un peu partout, sous les résineux ou les feuillus, avec peut-être quand même une petite préférence pour les chênes, les terrains légers et acides
Confusion: Amanite phalloïde (Amanita phalloides) - surtout dans sa variété blanche (alba) -

Consommabilité: toxique (Toxique)

Remarque: aussi appelée Oronge ciguë jaunâtre ou Oronge citrine, toxique crue, à éviter. Certainement la plus commune de la famille. Contient de bufoténine, substance irritante identique au poison sécrété par les glandes du crapaud, substance détruite à la chaleur.

Toxicité: syndrôme: bufoténine (poison: Bufoténine); symptômes: Latence: de 1 à 4 heures, puis dilatation pupillaire, mouvements oscillatoires des yeux (nystagmus), nausées, troubles respiratoires et hypersudation. Simultanément, le sujet présente des hallucinations, essentiellement liées à des distorsions des perceptions visuelles.; remarques: Ce syndrome provoque des effets mixtes, périphériques et centraux, de courte durée. Alcaloïde indolique isolé pour la première fois des glandes cutanées des crapauds.

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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Amanite des Césars

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Amanite des Césars

Amanita caesarea

Chapeau: 6-17 cm, ovoïde à conique-arrondi puis étalé-mamelonné, légèrement visqueux au début, vite sec, nu, rouge vif puis orange rougeâtre, pâlissant vers la marge avec l'âge, à marge longuement sillonnée jusqu'à 1/2 du rayon. Facilement séparable, rarement ou couverte de quelques rares lambeaux blancs et épais du reste déchiré de la volve, vite disparu à la pluie
Lames: libres à étroitement adnées, avec lamellules subtronquées à tronquées, serrées à très serrées, jaune pâle, jaunes à jaune oeuf ou orangé, à arêtes légèrement floconneuses, souvent plus foncées
Pied: anneau persistant, ample, membraneux, strié au dessus. Pied 8-20 x 1-2,5 cm, élancé, non bulbeux, farci puis creux, chiné de fibrilles rouge orangé sur fond jaune, annelé, émergeant d'une volve blanche et évasée, de 4-7 cm de hauteur, jusqu'à 0,4 cm d'épaisseur à mi-hauteur
Chair: épaisse au centre, amincie vers la marge, assez ferme puis molle, blanche à jaunâtre en périphérie, orangée à roussâtre sous la cuticule, immuable
Odeur: indistincte, agréable
Saveur: indistincte, agréable, douce
Habitat: août-octobre, mycorhizique, sur sol sous chênes et hêtres, très rare en Suisse, a besoin de beaucoup de chaleur pour pousser, ne pousse donc généralement que lors d'étés particulièrement chauds
Confusion: Amanite tue-mouche (Amanita muscaria) - si l'on considère que le chapeau de la tue-mouche peut être lavé par la pluie. La tue-mouche, comme les autres Amanites a les lames blanches tandis que celles de l'Amanite des césars sont jaunes -

Consommabilité: excellent (Excellent comestible)

Remarque: Jeune, c'est un oeuf à même le sol, posé sur le sol par le petit bout, puis cet oeuf se déchire pour laisser émerger un chapeau. Cette amanite se caractérise par son chapeau rouge orangé, nu, à marge sillonnée, son pied annelé, sa grosse volve blanche et sa pousse surtout dans les chênaies. La combinaison de son chapeau rouge orangé brillant et de sa grande volve blanche à la base du pied est typique. Ses couleurs flamboyantes suscitent toujours l'émerveillement du mycophile. Elle pousse habituellement en compagnie d'autres amanites estivales typiques des chênaies, comme A. flavorubens, A. magnivelaris, A. velatipes, A. abrupta et A. pseudofulva. A. jacksonii a longtemps été confondue avec A. caesarea, espèce européenne réputée pour sa comestibilité. Cette Amanite peut être mangée crue.

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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Amanite épaisse

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Amanite épaisse

Amanita spissa

Chapeau: 7-15cm, hémisphérique à convexe puis s'étalant, beige à cannelle ou marron clair, légèrement luisant, parsemée de plaques farineuses blanchâtres, à marge lisse. Cuticule facile à séparer
Lames: libres, fines et assez serrées, inégales et galbées, à lamelles et lamellules intercalées, de couleur blanche
Pied: Anneau ample, membraneux et strié, de couleur blanche, persistant. Pied 8 à 15cm de haut, robuste, épais, s'atténuant vers le haut, s'épaississant en bulbe comprimé horizontalement à la base, blanc à blanchâtre, chiné de grisâtre à brunâtre. Bulbe jusqu' à 4 cm d'épaisseur, dur blanc, cerclé de 2 ou 3 cordons plus ou moins complets. Pied strié au dessus de l'anneau persistant jusqu'aux lames
Chair: blanche et ne change pas de couleur à la coupe, ferme, compacte
Odeur: assez faible, de rave
Saveur: assez faible, de rave
Habitat: juillet-octobre, bois de feuillus (appréciant la couverture des chênes) mais surtout de conifères
Confusion: Amanite panthère (Amanita pantherina) - éventuellement Amanite élevée, quoique rare en Suisse romande -, Amanite rougeâtre, Golmotte (Amanita rubescens)

Consommabilité: sans valeur (Comestible, mais sans valeur)

Remarque: piètre comestible dû à son odeur et sa saveur de rave caractèristique

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Amanite épineuse, Amanite écailleuse, Amanite à verrues

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Amanite épineuse, Amanite écailleuse, 	Amanite à verrues

Amanita echinocephala

Chapeau: 7-20cm, hémisphérique devenant convexe, puis plan à légèrement déprimé, cuticule séparable totalement, blanchâtre devenant ocrée-brunâtre au centre sur le tard, couverte de grandes verrues pyramidales, blanchâtres ou crèmes, plus pâles que le cahpeau, pointues, adhérentes au début, puis caduques surtout à partir de la périphérie, marge excédentaire, non striée, floconneuse des restes du voile
Lames: serrées, fines, irrégulières, libres, molles, blanchâtres puis crèmes tirant à peine sur le verdâtre, arêtes des lames finement érodées, crénelées, concolores aux restes des lames
Pied: anneau blanchâtre, membraneux, strié sur le dessus, incomplet, déchiré, ample et descendant, membraneux, situé haut vers le sommet du pied. Pied blanchâtre, robuste, à base largement bulbeuse pour les jeunes exemplaires, sans volve, radicant, largement enfoncé dans le sol, orné de plusieurs rangées de petites verrues pyramidales, au dessus du bulbe va généralement en s'amenuisant vers le sommet
Chair: blanche à blanc-sale, tend à verdir légèrement, ferme surtout dans le pied
Odeur: vireuse, agréable difficile à décrire sur sujets jeunes, désagréable ensuite
Saveur: douce
Habitat: août-novembre, sol calcaire bien drainé voire sec dans les bois de feuillus mais parfois aussi de conifères, plutôt rare
Confusion: Amanite panthère (Amanita pantherina) - surtout dans la jeunesse -, Amanite rougeâtre, Golmotte (Amanita rubescens) - surtout dans la jeunesse -, Amanite solitaire (Amanita strobiliformis, Amanita solitaria) - surtout dans la jeunesse -, Amanite tue-mouche (Amanita muscaria) - confusion avec d'autres amanites méchuleuses. Cette particularité n'a toutefois aucune conséquence puisque la famille, en général, est composée de sujets toxiques qu'on laissera dès lors sur place -

Consommabilité: toxique (Toxique)

Remarque: Sans être toxique, il n'est pas recommandé de la consommer, la confusion avec les amanites toxiques étant bien réelle

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Amanite panthère

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Amanite panthère

Amanita pantherina

Chapeau: 4-10cm, brun noir à brun beige voire ochracé fauvâtre, hémisphérique devenant convexe puis étalé, plus foncé au centre, cuticule bien séparable, luisante, parsemé de petits flocons (verrues qui sont le reste du voile) d'un blanc pur typique, qui disparaissent facilement avec la pluie. Marge arrondie, régulière, striée-cannelée bien visible chez les adultes
Lames: blanc pur, libres, assez serrées avec lamellules tronquées
Pied: avec anneau souvent étroit, blanc pur, membraneux, étalé puis pendant, blanc, étroit, lisse dessus, bulbe avec 1-3 bourrelets hélicoïdaux, circulaires bien marqués et pelucheux, souvent très enfoncé
Chair: blanche immuable
Odeur: rave
Saveur: douce
Habitat: juillet-novembre, bois de feuillus et résineux, sol sableux, relativement commune en Suisse romande, souvent aux mêmes emplacements qu'Amanita rubescens, généralement solitaire
Confusion: Amanite épaisse (Amanita spissa), Amanite porphyre (Amanita porphyria), Amanite rougeâtre, Golmotte (Amanita rubescens)

Consommabilité: toxique (Toxique)

Remarque: existe également complètement blanche, sous la forme albinos. Très toxique, à l'origine du syndrome panthérinien qui porte son nom et provoque des troubles digestifs et neurosensoriels, contient les mêmes toxines qu'Amanita muscaria, mais en concentration plus importante, quelques empoisonnements mortels à son actif.

Toxicité: quelques empoisonnements mortels à son actif - syndrôme: panthérinien (= muscarien) (poison: Muscimol); symptômes: Latence: 1-4 heures, puis tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque), une hypertension, une dilatation de la pupille, des hallucinations, des convulsions et une sécheresse des muqueuses; remarques: Ce syndrome provoque une intoxication généralement non mortelle mais très dangereuse pour les enfants, personnes âgées et les personnes avec des problèmes cardiovasculaires. Les espèces qui produisent ce syndrome sont Amanita pantherina (Amanite panthère), Amanita muscaria (Amanite tue-mouches) et Amanita gemmata (Amanite jonquille). Le traitement se fait avec un lavage gastrique et des sédatifs.

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Amanite phalloïde

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Amanite phalloïde

Amanita phalloides

Chapeau: 4-15cm, vert-jaune ou vert olive, pâle ou vif, souvent avec fibrilles rayonnantes grisâtres, généralement nu (restes de voile, blancs, rares), de forme parabolique, puis convexe et enfin étalée, luisante au sec, à peine visqueuse à l'humide, très rarement ornée des restes du voile. Marge mince, régulière, non striée
Lames: blanches, libres, le plus souvent a lamellules tronquées, inégales, blanches, serrées, molles
Pied: anneau blanc persistant, ample, membraneux, mince et flasque, chez les sujets jeunes, rabattu, disparaissant parfois entièrement car dévoré par les limaces, de couleur blanche à blanchâtre à reflets verdâtres, pendant, strié en-dessus. Pied blanchâtre à verdâtre, souvent avec des cernes verdâtres, droit, cylindrique et lisse, base bulbeuse avec restes du voile blancs (volve), en sac blanc pur
Chair: blanche, assez épaisse, tendre, spongieuse dans le bulbe du pied
Odeur: douceâtre, de rose fanée en vieillissant (surtout avec l'âge), se renforçant au séchage
Saveur: douce, peut avoir un goût de radis
Habitat: juillet-octobre, forêts de feuillus et résineux, jardins, parcs, surtout sous chênes et hêtres, assez commune, très abondante localement certaines années.
Confusion: Amanite citrine (Amanita citrina var. alba) - voir également certaines Russules et certains Tricholomes verdâtres (ou blancs pour la forme alba) -, Amanite printanière (Amanita verna), Amanite vireuse (Amanita virosa)

Consommabilité: mortel (Mortel)

Remarque: très toxique (mortelle). Un exemplaire de taille moyenne (30 grammes) suffit à tuer un homme. Toxines: amatoxine, Phallotoxine, qui détruisent surtout le foie. Premiers signes d'intoxication: douleur abdominales, vomissement, diarrhée persistante, généralement 4 à 16 heures après l'ingestion. Environ 30% des intoxications sont mortelles. Existe également en variété tout blanche (alba)

Toxicité: Une amanite phalloïde suffit à tuer un adulte! - syndrôme: phalloïdien (poison: Phallotoxine, phallolysine, amatoxine); symptômes: Phase de latence: 10-35 heures, puis phase d'attaque digestive: les premiers symptômes provoquent des nausées, des vomissements violents, des diarrhées, des douleurs abdominales. Le danger de cette première phase est la déshydratation et l'hypovolémie (le manque de sang) voire même une insuffisance rénale. Phase de rémission: les symptômes précédents régressent entre la 36ème et la 48ème heure. Finalement phase d'atteinte hépatique: il s'agit d'une atteinte grave du foie (hépatite). Cette phase aboutit soit vers la guérison en 4 à 8 semaines, soit vers le décès dès le 6e jour, plus généralement dans la deuxième semaine.; remarques: Dose létale, 0.1mg/kg, soit 7mg pour un individu de 70kg, ce que peut contenir un seul spécimen d'amanite phalloïde ou 50g de ce champignon frais. Longue incubation silencieuse de 6 à 48 heures. L'atteinte est hépatique et rénale. Le décès a lieu dans les 5 à 6 jours par asphyxie ou par syncope. Dans les années 60-65, la mortalité était de 30 à 50%. Elle est encore de 15 à 20% actuellement, après hospitalisation. Les principales espèces responsables sont les amanites phalloïdes, verna, virosa, les petites lépiotes helveola, brunneoincarnata, castanea ainsi que galerina marginata, galerina autumnalis et conocybe filaris.

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Amanite porphyre

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Amanite porphyre

Amanita porphyria

Chapeau: 4-8cm, brun porphyre avec reste du voile gris-violet, gris-brun, brun rougeâtre avec des reflets violacés, fibrilleux, obtusément cônique au début, bientôt convexe à aplani, parfois un peu deprimé au centre avec l'âge, surface soyeuse brillante, lisse, ornée de restes de voile irrégulièrement et lâchement disposés, apprimés, marge aiguë, lisse, non cannelée
Lames: blanches, larges, libres, arête floconneuse blanche
Pied: avec anneau, teinté de brun porphyre, zoné de cernes, membraneux, pendant, face inférieure gris-violet, face supérieure plus clair et striée (sur certaines variétés, les deux faces sont blanches). Restes du voile rare sur le bulbe mais crête membraneuse nette. Pied cylindrique, plein, creux avec l'age, cassant, épaissi et bulbeux à la base. Surface blanchâtre au sommet, striée longitudinalement, progressivement gris violet a brun violet vers le base, chinée par le voile. Bulbe marginé par le voile qui forme un ourlet plus ou moins développé
Chair: blanche, gris-violet sous la cuticule, mince
Odeur: pomme de terre germée, rave ou radis
Saveur: pomme de terre germée, rave ou radis
Habitat: juillet-octobre, surtout forêt de résineux tels que pins et épicéas, sol acide, assez commune surtout dans les régions montagneuses
Confusion: Amanite citrine (Amanita citrina var. alba), Amanite épaisse (Amanita spissa), Amanite panthère (Amanita pantherina)

Consommabilité: toxique (Toxique)

Remarque: légèrement toxique, contient de la bufoténine, à rejeter

Toxicité: légèrement toxique, contient de la bufoténine, à rejeter - syndrôme: bufoténine (poison: Bufoténine); symptômes: Latence: de 1 à 4 heures, puis dilatation pupillaire, mouvements oscillatoires des yeux (nystagmus), nausées, troubles respiratoires et hypersudation. Simultanément, le sujet présente des hallucinations, essentiellement liées à des distorsions des perceptions visuelles.; remarques: Ce syndrome provoque des effets mixtes, périphériques et centraux, de courte durée. Alcaloïde indolique isolé pour la première fois des glandes cutanées des crapauds.

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Amanite printanière

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Amanite printanière

Amanita verna

Chapeau: 4-10cm, convexe devenant rapidement plat, peu épais, blanc à ocre pâle, paraissant satiné, parfois légèrement visqueux lorsqu'humide, à marge lisse, cuticule non vergetée, blanc, blanc crème ou brun jaune clair très pâle, chapeau un peu oblique sur le pied
Lames: libres, blanches, devenant légèrement ocre en vieillissant ou lorsqu'il fait sec
Pied: anneau blanc, généralement persistant mais disparaissant parfois ou se plaquant au pied en ne laissant qu'un léger voile. Pied long, blanc et lisse, s'épaississant vers la base, planté dans une volve engainante
Chair: blanche immuable, épaisse, tendre
Odeur: légèrement vireuse, de chicorée fraîche
Saveur: rave, radis, douce
Habitat: mai-septembre, bois aérés et lisières de feuillus, rarement de résineux, taillis ou bordure de haies et de massifs, appréciant le soleil, surtout sous chênes et châtaigniers, terrain siliceux
Confusion: Amanite phalloïde (Amanita phalloides) - dans sa variété blanche -, Amanite vireuse (Amanita virosa)

Consommabilité: mortel (Mortel)

Remarque: assez proche d'apparence de par sa couleur de l'Amanite vireuse et de l'Amanite phalloïde

Toxicité: tout aussi mortelle que la précédente. La dose toxique est estimée à 0,1 mg/kg d'alpha amanitine, soit 7 mg pour un individu moyen. La concentration est variable d'un champignon à un autre - syndrôme: phalloïdien (poison: Phallotoxine, phallolysine, amatoxine); symptômes: Phase de latence: 10-35 heures, puis phase d'attaque digestive: les premiers symptômes provoquent des nausées, des vomissements violents, des diarrhées, des douleurs abdominales. Le danger de cette première phase est la déshydratation et l'hypovolémie (le manque de sang) voire même une insuffisance rénale. Phase de rémission: les symptômes précédents régressent entre la 36ème et la 48ème heure. Finalement phase d'atteinte hépatique: il s'agit d'une atteinte grave du foie (hépatite). Cette phase aboutit soit vers la guérison en 4 à 8 semaines, soit vers le décès dès le 6e jour, plus généralement dans la deuxième semaine.; remarques: Dose létale, 0.1mg/kg, soit 7mg pour un individu de 70kg, ce que peut contenir un seul spécimen d'amanite phalloïde ou 50g de ce champignon frais. Longue incubation silencieuse de 6 à 48 heures. L'atteinte est hépatique et rénale. Le décès a lieu dans les 5 à 6 jours par asphyxie ou par syncope. Dans les années 60-65, la mortalité était de 30 à 50%. Elle est encore de 15 à 20% actuellement, après hospitalisation. Les principales espèces responsables sont les amanites phalloïdes, verna, virosa, les petites lépiotes helveola, brunneoincarnata, castanea ainsi que galerina marginata, galerina autumnalis et conocybe filaris.

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Amanite rougeâtre, Golmotte

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Amanite rougeâtre, Golmotte

Amanita rubescens

Chapeau: 5-15cm, brun-rougeâtre, plus ou moins foncé ou blanc-rosé, avec restes du voile sous forme de plaques généralement irrégulières, blanchâtre à rose chair
Lames: blanches, presque rose chair avec l'âge
Pied: nu ou finement zôné de cernes, bulbe sans reste de voile, lisse ou fines couronnes de verrues, anneau strié dessus, pendant, blanc, parfois jaunâtre
Chair: rougissant sous la cuticule du chapeau et surtout à la base du pied, souvent rongé par les larves
Odeur: nulle à très faible
Saveur: saveur douce à peine amère en mastiquant longuement
Habitat: juin-octobre, forêts de feuillus et résineux, presque sur tous les sols, généralement commune
Confusion: Amanite épaisse (Amanita spissa), Amanite panthère (Amanita pantherina)

Consommabilité: bon (Bon comestible)

Remarque: comestible mais doit être cuite minimum 20 minutes car elle contient des hémolysines qui détruisent les globules rouges. L'hémolysine est détruite par la chaleur. Ne prendre que les exemplaires jeunes et sains.

Toxicité: comestible mais doit être cuite minimum 20 minutes - syndrôme: hémolytique (poison: Hémolysine); symptômes: Latence: de 3 à 24 heures, puis vertiges, incoordination motrice, tremblements, troubles de l'équilibre, céphalées, contractures musculaires, troubles de la vision, de l'accommodation.; remarques: Ce syndrome concerne des espèces comestibles qui doivent être bien apprêtées. Ce syndrome provoque une hémolyse (destruction des globules rouges). Les espèces qui produisent ce syndrome sont: Amanita vaginata (Amanite vaginée), Amanita rubescens (Amanite rougissante), Morchella sp. (les morilles), Pleurotus sp. (les pleurotes) et Peziza sp. (les pézizes). On peut manger ces champignons mais uniquement s'ils sont bien cuit. La substance toxique est l'hémolysine mais celle-ci est thermolabile (se détruit à la cuisson prolongée).

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Amanite solitaire

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Amanite solitaire

Amanita strobiliformis, Amanita solitaria

Chapeau: 8-25cm, les plus grands exemplaires peuvent atteindre les 25 cm. Initialement parfaitement sphérique puis rapidement convexe à étalé, il est très charnu et épais. La marge piléique est lisse et appendiculée, ornée de franges floconneuses pendantes, résidus du voile partiel. Le revêtement piléique est séparable, viscidule, de couleur blanchâtre à crème noisette clair ou légèrement grisâtre et recouvert de plaques vélaires irrégulières et de flocons verruqueux grisâtres, collant aux doigts, polyédriques, plats et plus ou moins labiles, le bord du chapeau et les verrues ressemblent à de la crème double lorsqu'on le fait fondre entre les doigts.
Lames: libres, épaisses, irrégulières, moyennement serrées, blanches puis crèmes, arêtes crénelées
Pied: avec anneau floconneux, farineux, strié dessus mais parfois incomplet et déchiré, fragile, fugace, cotonneux, crémeux, irrégulier, frangé, très haut placé, parfois adhérent à la marge du chapeau. Pied à base bulbeuse, parfois radicante, parfois longuement enserré, sans volve, présentant tout au plus quelques bourrelets, totalement blanc, s'amincissant vers le chapeau, cylindrique sur toute la longueur, sur toute la hauteur du stipe présence de larges squames cotonneuses très fragiles et concolores au chapeau
Chair: épaisse, blanche, vite molle
Odeur: neutre, agréable de noix, de terre, désagréable avec l'âge
Saveur: douce
Habitat: juin-septembre, surtout bois de feuillus, sous chêne ou hêtre, rarement pin, sol calcaire, talus, bord des routes et lisières des bois de feuillus, assez rare sous nos latitudes, elle aime le chaud
Confusion: peu de risque de confusion avec des champignons que l'on trouve en Suisse romande.

Consommabilité: bon (Bon comestible)

Remarque: comestible de bonne qualité lorsqu'elle est jeune, aussi appelée de manière erronnée Amanite pomme de pin

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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Amanite tue-mouche

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Amanite tue-mouche

Amanita muscaria

Chapeau: 5-20cm, généralement rouge vif, plus rarement orange voire même jaune sur les bords, d'abord globuleux, devenant convexe puis s'étalant, couvert de verrues blanches (restes du voile) cremeux-cotonneux, d'abord contiguës puis distinctes, souvent en cercles concentriques, marge striée avec l'âge
Lames: blanches ou jaunes très pâle, libres, assez serrées avec lamellules tronquées
Pied: anneau blanc membraneux ample, pendant en jupe, persistant, floconneux en-dessous et non strie en-dessus, pied avec bulbe (plaques concentriques correspondants à la volve), blanc à jaune très pâle, concolore aux lames, très floconneux à l'état jeune, sublisse a la fin
Chair: blanc pur, jaune orange sous la cuticule
Odeur: faible
Saveur: faible, herbacée ou de noisette
Habitat: juillet-novembre, bois de feuillus et résineux, parc, surtout sous bouleau ou épicéa, sol acide, commune
Confusion: Amanite des Césars (Amanita caesarea) - si les verrues ont été lavées par la pluie -

Consommabilité: toxique (Toxique)

Remarque: coupée longitudinalement en deux lorsqu'elle est très jeune (encore en forme d'oeuf), le bord sous la volve dessine très nettement une ligne jaune-orange à l'emplacement de la cuticule du chapeau. Contient entres autres de la muscarine (poison violent qui agit sur le système nerveux et provoque paralysie, troubles de la conscience, difficultés respiratoires, délire, etc.), qui se concentre principalement sous la cuticule.
Il précède souvent, de quelques jours, la poussée des cèpes, ce qui en fait un très bon indicateur pour la cueillette

Toxicité: Elle porte mal son nom car elle contient moins de muscarine que ce que l'on croyait.
Intoxication généralement non mortelle mais très dangereuse pour les enfants, personnes âgées et les personnes avec des problèmes cardiovasculaires. - syndrôme: muscarinien (= sudorien) (poison: Muscarine); symptômes: Latence: 3-4 heures puis bradycardie (baisse de la fréquence cardiaque), une hypotension, un rétrécissement de la pupille, des hypersécrétions généralisées (salive, transpiration, etc.) et des diarrhées.; remarques: Ce syndrome est généralement non mortel. Les espèces qui produisent ce syndrome sont: Inocybe geophylla (Inocybe à lames terreuses), Inocybe patouillardii (Inocybe de Patouillard), les petits clitocybe blancs (Clitocybe cerussata, C. rivulosa, C. dealbata), Omphalotus illudens, Mycena pura (Mycène pur) et Mycena rosea (Mycène rosé, provoque aussi des hallucinations). Amanita muscaria ne provoque pas ce syndrome car elle contient peu de muscarine. Celle-ci provoque le syndrome panthérinien. Le traitement se fait par une injection de sulfate d'atropine.,
Son principal constituant psycho-actif est le muscimol. - syndrôme: panthérinien (= muscarien) (poison: Muscimol); symptômes: Latence: 1-4 heures, puis tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque), une hypertension, une dilatation de la pupille, des hallucinations, des convulsions et une sécheresse des muqueuses; remarques: Ce syndrome provoque une intoxication généralement non mortelle mais très dangereuse pour les enfants, personnes âgées et les personnes avec des problèmes cardiovasculaires. Les espèces qui produisent ce syndrome sont Amanita pantherina (Amanite panthère), Amanita muscaria (Amanite tue-mouches) et Amanita gemmata (Amanite jonquille). Le traitement se fait avec un lavage gastrique et des sédatifs.

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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Amanite vireuse

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Amanite vireuse

Amanita virosa

Chapeau: 5-10cm, blanc pur, longtemps conique, sans reste de voile, cuticule collante-visqueuse, charnu, tout d'abord globuleux, puis conique, pointu ou en forme de cloche, pour finir, il s'étale en se mamelonnant de manière plus ou moins prononcée. Marge lisse progressivement involutée, souvent appendiculée par des restes de l'anneau. Chapeau souvent asymétrique ou lobé, de forme irréguliere et peu charnu. La cuticule piléique, de couleur blanc laiteux à ivoirin avec des nuances ocracées au niveau du disque, est séparable, viscidulé par temps humide, satinée par temps sec et généralement dépourvue de restes vélaires
Lames: Les lamellules de couleur blanche, se rétrécissent progressivement en arrière et ne sont pas brutalement tronquées. Lames libres, plus ou moins ascendantes, blanches, assez serrées, à arêtes érodées et entrecoupées de lamelles de longueurs diverses
Pied: anneau peu développé, souvent réduit à des flocons, mince, fragile, fréquemment affaissé ou lacéré, plus ou moins évanescent, blanc, membraneux, frangé, fugace à maturité, haut placé sur le pied, il a tendance à être oblique. Pied blanc avec cernes floconneux, mèches retroussées donnant un aspect plus ou moins ébouriffé, base bulbeuse avec volve, élancé, moelle fibrilleuse, surface est distinctement mais fugacement fibrilleuse-laineuse. Pied élancé et cylindrique, élargi à la base en un bulbe arrondi subcylindrique et aminci au sommet. Il est plus ou moins excentré et parfois un peu courbe et s'insère à la base dans une volve de couleur blanche, membraneuse, épaisse, libre, en sac plus ou moins engainant et souvent bilobée
Chair: mince, de couleur blanche, tendre, immuable
Odeur: radis, trèfle, levain, douceâtre de rose fanée ou vireuse avec l'âge
Saveur: douce, légèrement âcre
Habitat: juillet-octobre, forêt de feuillus ou résineux, surtout sous épicéa, pin ou hêtre, sols acides, assez rare, localement commune
Confusion: Amanite phalloïde (Amanita phalloides) - Dans sa variété verna.
Confusion également possbile avec les membres du sous-groupe Amanitopsis -, Volvaire gluante (Volvopluteus gloiocephalus, Volvariella speciosa, Volvaria speciosa)

Consommabilité: mortel (Mortel)

Remarque: Souvent rongée par les limaces. Il peut être confondu par les amateurs avec bon nombre de champignons comestibles, notamment les agarics. La volve d'Amanita virosa s'enfonce dans le sol, ce qui signifie que parfois, au premier coup d'oeil, elle passe inaperçue et peut donc parfaitement passer pour une quelconque volvaire, une lépiote blanche, une lépiote pudique, un agaric blanc ou même un tricholome.

Toxicité: Environ 60 % des victimes meurent. - syndrôme: phalloïdien (poison: Phallotoxine, phallolysine, amatoxine); symptômes: Phase de latence: 10-35 heures, puis phase d'attaque digestive: les premiers symptômes provoquent des nausées, des vomissements violents, des diarrhées, des douleurs abdominales. Le danger de cette première phase est la déshydratation et l'hypovolémie (le manque de sang) voire même une insuffisance rénale. Phase de rémission: les symptômes précédents régressent entre la 36ème et la 48ème heure. Finalement phase d'atteinte hépatique: il s'agit d'une atteinte grave du foie (hépatite). Cette phase aboutit soit vers la guérison en 4 à 8 semaines, soit vers le décès dès le 6e jour, plus généralement dans la deuxième semaine.; remarques: Dose létale, 0.1mg/kg, soit 7mg pour un individu de 70kg, ce que peut contenir un seul spécimen d'amanite phalloïde ou 50g de ce champignon frais. Longue incubation silencieuse de 6 à 48 heures. L'atteinte est hépatique et rénale. Le décès a lieu dans les 5 à 6 jours par asphyxie ou par syncope. Dans les années 60-65, la mortalité était de 30 à 50%. Elle est encore de 15 à 20% actuellement, après hospitalisation. Les principales espèces responsables sont les amanites phalloïdes, verna, virosa, les petites lépiotes helveola, brunneoincarnata, castanea ainsi que galerina marginata, galerina autumnalis et conocybe filaris.

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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