Amanitaceae

Amanite citrine

Amanite citrine

Amanita citrina var. alba

Chapeau: 4-10cm, d'abord globuleux à convexe puis étalé, non strié, jaune pâle, jaune citron, vert-jaunâtre ou parfois totalement blanc, avec parfois un fond violacé. Cuticule humide, luisante, facilement séparable, revêtue de larges plaques membraneuses (débris de la volve), blanchâtres puis brunissantes dans l'âge
Lames: serrées, libres, de 6 à 8 mm de hauteur, blanches, avec nombreuses lamellules
Pied: large anneau, ample, pendant, persistant, brunissant au contact, strié sur le dessus. Pied cylindrique, élancé, séparable, blanc à jaune pâle, plein puis creux, dilaté à la base en un gros bulbe marginé, avec parfois les restes de la volve enveloppant le bulbe, strié au-dessus de l'anneau
Chair: épaisse, ferme, blanche
Odeur: prononcée rappelant la pomme de terre crue ou la rave
Saveur: douce puis amère, de pomme de terre crue ou rave
Habitat: juillet-octobre, se rencontre un peu partout, sous les résineux ou les feuillus, avec peut-être quand même une petite préférence pour les chênes, les terrains légers et acides
Confusion: Amanite phalloïde (Amanita phalloides) - surtout dans sa variété blanche (alba) -

Consommabilité: toxique (Toxique)

Remarque: aussi appelée Oronge ciguë jaunâtre ou Oronge citrine, toxique crue, à éviter. Certainement la plus commune de la famille. Contient de bufoténine, substance irritante identique au poison sécrété par les glandes du crapaud, substance détruite à la chaleur.

Toxicité: syndrôme: bufoténine (poison: Bufoténine); symptômes: Latence: de 1 à 4 heures, puis dilatation pupillaire, mouvements oscillatoires des yeux (nystagmus), nausées, troubles respiratoires et hypersudation. Simultanément, le sujet présente des hallucinations, essentiellement liées à des distorsions des perceptions visuelles.; remarques: Ce syndrome provoque des effets mixtes, périphériques et centraux, de courte durée. Alcaloïde indolique isolé pour la première fois des glandes cutanées des crapauds.

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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Amanite des Césars

Amanite des Césars

Amanita caesarea

Chapeau: 6-17 cm, ovoïde à conique-arrondi puis étalé-mamelonné, légèrement visqueux au début, vite sec, nu, rouge vif puis orange rougeâtre, pâlissant vers la marge avec l'âge, à marge longuement sillonnée jusqu'à 1/2 du rayon. Facilement séparable, rarement ou couverte de quelques rares lambeaux blancs et épais du reste déchiré de la volve, vite disparu à la pluie
Lames: libres à étroitement adnées, avec lamellules subtronquées à tronquées, serrées à très serrées, jaune pâle, jaunes à jaune oeuf ou orangé, à arêtes légèrement floconneuses, souvent plus foncées
Pied: anneau persistant, ample, membraneux, strié au dessus. Pied 8-20 x 1-2,5 cm, élancé, non bulbeux, farci puis creux, chiné de fibrilles rouge orangé sur fond jaune, annelé, émergeant d'une volve blanche et évasée, de 4-7 cm de hauteur, jusqu'à 0,4 cm d'épaisseur à mi-hauteur
Chair: épaisse au centre, amincie vers la marge, assez ferme puis molle, blanche à jaunâtre en périphérie, orangée à roussâtre sous la cuticule, immuable
Odeur: indistincte, agréable
Saveur: indistincte, agréable, douce
Habitat: août-octobre, mycorhizique, sur sol sous chênes et hêtres, très rare en Suisse, a besoin de beaucoup de chaleur pour pousser, ne pousse donc généralement que lors d'étés particulièrement chauds
Confusion: Amanite tue-mouche (Amanita muscaria) - si l'on considère que le chapeau de la tue-mouche peut être lavé par la pluie. La tue-mouche, comme les autres Amanites a les lames blanches tandis que celles de l'Amanite des césars sont jaunes -

Consommabilité: excellent (Excellent comestible)

Remarque: Jeune, c'est un oeuf à même le sol, posé sur le sol par le petit bout, puis cet oeuf se déchire pour laisser émerger un chapeau. Cette amanite se caractérise par son chapeau rouge orangé, nu, à marge sillonnée, son pied annelé, sa grosse volve blanche et sa pousse surtout dans les chênaies. La combinaison de son chapeau rouge orangé brillant et de sa grande volve blanche à la base du pied est typique. Ses couleurs flamboyantes suscitent toujours l'émerveillement du mycophile. Elle pousse habituellement en compagnie d'autres amanites estivales typiques des chênaies, comme A. flavorubens, A. magnivelaris, A. velatipes, A. abrupta et A. pseudofulva. A. jacksonii a longtemps été confondue avec A. caesarea, espèce européenne réputée pour sa comestibilité. Cette Amanite peut être mangée crue.

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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Amanite épineuse, Amanite écailleuse, Amanite à verrues

Amanite épineuse, Amanite écailleuse, 	Amanite à verrues

Amanita echinocephala

Chapeau: 7-20cm, hémisphérique devenant convexe, puis plan à légèrement déprimé, cuticule séparable totalement, blanchâtre devenant ocrée-brunâtre au centre sur le tard, couverte de grandes verrues pyramidales, blanchâtres ou crèmes, plus pâles que le cahpeau, pointues, adhérentes au début, puis caduques surtout à partir de la périphérie, marge excédentaire, non striée, floconneuse des restes du voile
Lames: serrées, fines, irrégulières, libres, molles, blanchâtres puis crèmes tirant à peine sur le verdâtre, arêtes des lames finement érodées, crénelées, concolores aux restes des lames
Pied: anneau blanchâtre, membraneux, strié sur le dessus, incomplet, déchiré, ample et descendant, membraneux, situé haut vers le sommet du pied. Pied blanchâtre, robuste, à base largement bulbeuse pour les jeunes exemplaires, sans volve, radicant, largement enfoncé dans le sol, orné de plusieurs rangées de petites verrues pyramidales, au dessus du bulbe va généralement en s'amenuisant vers le sommet
Chair: blanche à blanc-sale, tend à verdir légèrement, ferme surtout dans le pied
Odeur: vireuse, agréable difficile à décrire sur sujets jeunes, désagréable ensuite
Saveur: douce
Habitat: août-novembre, sol calcaire bien drainé voire sec dans les bois de feuillus mais parfois aussi de conifères, plutôt rare
Confusion: Amanite panthère (Amanita pantherina) - surtout dans la jeunesse -, Amanite rougeâtre, Golmotte (Amanita rubescens) - surtout dans la jeunesse -, Amanite solitaire (Amanita strobiliformis, Amanita solitaria) - surtout dans la jeunesse -, Amanite tue-mouche (Amanita muscaria) - confusion avec d'autres amanites méchuleuses. Cette particularité n'a toutefois aucune conséquence puisque la famille, en général, est composée de sujets toxiques qu'on laissera dès lors sur place -

Consommabilité: toxique (Toxique)

Remarque: Sans être toxique, il n'est pas recommandé de la consommer, la confusion avec les amanites toxiques étant bien réelle

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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Amanite épaisse

Amanite épaisse

Amanita spissa

Chapeau: 7-15cm, hémisphérique à convexe puis s'étalant, beige à cannelle ou marron clair, légèrement luisant, parsemée de plaques farineuses blanchâtres, à marge lisse. Cuticule facile à séparer
Lames: libres, fines et assez serrées, inégales et galbées, à lamelles et lamellules intercalées, de couleur blanche
Pied: Anneau ample, membraneux et strié, de couleur blanche, persistant. Pied 8 à 15cm de haut, robuste, épais, s'atténuant vers le haut, s'épaississant en bulbe comprimé horizontalement à la base, blanc à blanchâtre, chiné de grisâtre à brunâtre. Bulbe jusqu' à 4 cm d'épaisseur, dur blanc, cerclé de 2 ou 3 cordons plus ou moins complets. Pied strié au dessus de l'anneau persistant jusqu'aux lames
Chair: blanche et ne change pas de couleur à la coupe, ferme, compacte
Odeur: assez faible, de rave
Saveur: assez faible, de rave
Habitat: juillet-octobre, bois de feuillus (appréciant la couverture des chênes) mais surtout de conifères
Confusion: Amanite panthère (Amanita pantherina) - éventuellement Amanite élevée, quoique rare en Suisse romande -, Amanite rougeâtre, Golmotte (Amanita rubescens)

Consommabilité: sans valeur (Comestible, mais sans valeur)

Remarque: piètre comestible dû à son odeur et sa saveur de rave caractèristique

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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Amanite livide

Amanite livide

Amanita lividopallescens, Amanita lividella

Chapeau: 8-15cm, initialement hémisphérique puis convexe en s’élargissant et enfin aplati à déprimé avec une marge faiblement striée souvent dépourvu de restes vélaires, viscidule, lisse, livide, beige rosâtre, brunâtre à grisâtre, parfois plus foncé au disque, gris-brun à brun jaunâtre, plus pâle vers le pourtour, à marge distinctement sillonnée jusqu’à 1/4-1/3 du rayon. Revêtement piléique facilement dissociable de la chair, lisse, brillant, généralement nu ou plus rarement garni de quelques restes de voile général blanchâtres. Tons uniformes de couleur noisette pâle à beige paille ou grisâtre ocracé
Lames: blanche à blanc crème, distinctement teintées de rosé, crème rosé à saumoné au début, plus pâles avec l’âge, plus roses au séchage, en plus de prendre parfois une vague coloration grisâtre, à arêtes poudreuses, assez serrées, peu épaisses, à arêtes plus ou moins denticulées parfois brunâtres et entrecoupées de lamellules tronquées de longueurs diverses
Pied: sans anneau, robuste, élancé, cylindro-clavé, creux, blanchâtre et légèrement fibrillo-pelucheux de gris jaunâtre pâle, rapidement exannulé (chez exemplaires anneau éventuellement présent), persistant sous formes de cellules globuleuses à l’arête des lames. Volve semi membraneuse, en sac, allongée, fragile et parfois réduite à des lambeaux plus ou moins visibles et persistants, blanchâtre à roussâtre avec des nuances ocracées pâles sur la face interne
Chair: mince à charnue, fragile, concolore aux lames dans le chapeau et le haut du pied, blanchâtre ailleurs, légèrement colorée sous la cuticule piléique
Odeur: douce, parfois de beurre rance
Saveur: douce
Habitat: juin-octobre, assez peu commune, forêts de feuillus, sol calcaire, parfois en lisière, mycorhizien,
sur sol sablonneux et rocailleux sous bouleaux blancs, en milieu ouvert
Confusion: peu de risque de confusion avec des champignons que l'on trouve en Suisse romande.

Consommabilité: bon (Bon comestible)

Remarque: Considérée comme la seule amanite engainée digne de la casserole en raison de la finesse de sa chair. A consommer cuite. Se distingue par sa taille imposante, la couleur gris perlé à noisette claire de son chapeau et enfin son stipe recouvert de bandes plus ou moins concolores anormalement robuste par rapport à ses congénères

Détermination: Carpophore > Lamelles sous le chapeau > Lames minces véritables > Chair élastique ou molle, du moins dans le chapeau > Sporée blanche > Avec volve parfois friable > Avec anneau > Amanita

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